CR Stage Perfect PSM Quiberon Juin 2011

 

On l’avait tous attendu ce stage… L’inscription en plein hiver pour 3 jours de perfectionnement nous permettait de patienter pendant les 6 mois à venir et d’enchainer les longueurs de piscine et travailler le foncier. Un printemps breton prometteur, des premières sorties bercées par le soleil et la perspective de ce stage de perfectionnement en ligne de mire avant la pleine saison. Difficile d’admettre que la météo ne serait pas des nôtres car tout se présentait sous les meilleurs auspices.

Un accueil matinal par l’équipe d’encadrement sur le site de L’Ecole Nationale de Voile de BEG ROHU à Quiberon sous un soleil radieux et une mer plate. L’accueil par Pascal BURY et le premier tour de table pour les 20 stagiaires et les encadrants nous mets vite dans le bain : un programme chargé, des stagiaires avec beaucoup d’attente et une équipe d’encadrant de très haut niveau.

Joël BRECHAIRE nous rappelle l’importance de la FFESSM qui prend en charge la majorité des frais et des encadrants bénévoles dont certains n’ont pas hésité à parcourir plusieurs centaines de kilomètre pour nous retrouver : les accents de Marseille et de Perpignan sonnent haut complétés par des accents d’un « Sud » plus de chez nous. C’est l’occasion d’échanger sur les dernières règlementations notamment le marquage des prises : les jolis bars devront désormais avoir la caudale coupée avant leur retour à terre et les normands, qui ont testé la solution depuis plusieurs mois sont déjà équipés de la paire de ciseaux adaptée ! La matinée se poursuit avec l’intervention de Jean-Pierre AMIOT, médecin fédéral qui nous rappelle les règles d’or de la pratique d’un sport aussi exigeant que la pêche sous-marine : une alimentation adaptée et un entrainement continu.

Midi : sous un soleil toujours aussi radieux, les équipages sont constitués : 1 encadrant, 3 stagiaires et un bateau pour un retour à 17h00. Les conditions sont optimales et laissent présager d’excellents moments. Les équipages choisissent leur point de mise à l’eau et c’est l’occasion d’échanger sur les règles essentielles de sécurité et des petits trucs qui font la différence sur le matériel. Aucun équipage n’est bredouille à 17h00 et les poissons blancs sont au RDV ! Jean AZEMARD nous montre patiemment comment lever nos filets de bar, mulet, dorade,  sar et vieille. Plus facile à regarder qu’à faire…

Le repas convivial pris au réfectoire avec vue sur mer requinque tous les participants et nous nous retrouvons à 20h00 pour un nouveau cours théorique sur le matériel et son évolution. L’expérience de Jean dans ce domaine est proprement ahurissante : durant toute sa carrière en équipe de France, il participe avec quelques fabricants reconnus à l’amélioration continue du matériel : du mécanisme pour gâchette à la flèche en fibre de verre, tout y passe. Le tout complété par des anecdotes qui nous laissent rêveurs…

22h00 : Pascal nous ramène à la dure réalité : les alertes météo diffusées sur les VHF tout l’après-midi sont sans appel : pluie et fort vent seront au RDV nécessitant une modification du planning de dimanche. La mise à l’eau sera matinale afin d’anticiper au mieux les conditions difficiles (intéressantes diront certains) qui nous attendent.

Dimanche : les conditions attendues sont bien présentes et le choix du spot s’oriente vers Belle-Ile ou après une traversée sportive, nous retrouvons une eau assez claire et des conditions calmes pour ceux qui ont fait le choix de la cote « en dedans ». D’autres, plus courageux et plus aguerris iront sur la Côte Sauvage… Après les précieux conseils d’Henri Julia je teste la pêche à la dérive et tire un joli lieu dans le courant. Pour l’équipage et ceux qui nous ont suivis, ce sera le seul poisson : l’eau est trop froide et le test d’un second spot confirme la tendance : des fonds superbes mais vides… Nous rentrons vers Quiberon où Henri a repéré des jolies moulières qui sont désormais recouvertes et balayées par la mer maintenant bien formée. Si le retour de Belle-Ile est plus « calme » avec la mer dans le dos, les conditions restent sportives… et les sars et les très grosses vieilles sont bien au rendez-vous.

Au retour, toutes les options tactiques ont payées et les conditions météo ont finalement permis à tous de jolis poissons : 4 très jolis sars tirés sur la côte sauvage, d’énormes vieilles (Pascal a fixé la maille à 2 kg) et bien d’autres très beaux poissons blancs se retrouve dans le bac. Une très belle dorade royale tirée par Daniel BIHAN me laisse admiratif.

Le panier repas est le bienvenu et les stagiaires après s’être occupé du poisson se retrouvent pour le cours sur les cartes marines fait par Walter Roque : les échanges sont très riches, certains stagiaires étant bien rodés car équipés de leur propres bateaux qu’ils ont mis à disposition.

Une courte pose dans le WE que certains mettrons à profit pour une sieste avant un repas que je partage avec Alexandre mon binôme et Jean : des anecdotes incroyables sur ses expériences de PSM au niveau international et notamment sa loche de 185 kg…

20h00 : dernier « cours » théorique avec l’ensemble des encadrants sur les techniques de pêche : pas de présentation formelle mais un échange riche entre stagiaire et encadrants : les conseils et l’expérience de l’équipe d’encadrant sont précieux et malgré la fatigue, les échanges se poursuivent jusqu’à 23h00 : on évoque l’approche d’un trou (très différentes dans le Nord et dans le Sud !), la compensation du masque ou la pêche du sar ou de la royale (Les anecdotes de Daniel et Dédé Duvaux sont extraordinaires !), on révise à froid les techniques et conseil vus au cours des 2 jours passés.

Lundi matin : l’entrain du premier jour est un peu émoussé : la fatigue accumulée commence à peser et pour ne rien arranger, les conditions météo ne s’arrangent pas : le vent soutenu n’a pas molli ce qui n’a sans doute pas arrangé la visibilité… La mise à l’eau se fait sur des roches protégées au Conguel et nos craintes se confirment : la visibilité est très réduite : difficile dans ces conditions de mettre à profit les conseils d’Henri : après quelques apnées infructueuses, je décide de remonter à bord pour échanger de nouveau avec Henri : matériel, techniques et programme d’entrainements en piscine. Nous croisons quelques équipages qui ont fait des choix plus poissonneux. Alexandre mon binôme persiste et c’est plutôt la malchance qui sera au rendez vous : il perd son fusil et malgré un balayage minutieux de la zone, on ne le retrouvera pas.

Le retour à terre en début d’après midi marque la fin de ce stage : on range les bateaux et les retours s’enchainent. Un dernier débriefing avec l’ensemble des stagiaires et des encadrants sur l’organisation, les réponses du stage à nos attentes. La satisfaction est générale tant sur le contenu que sur le déroulement et l’organisation. C’est pour tous l’occasion de remercier l’ensemble des volontaires avec une mention spéciale pour Anne et Pascal BURY qui ont largement contribué par leur rigueur et leur implication au bon déroulement de ces 3 jours.

Dans la voiture au retour, Alexandre et moi sommes bien silencieux : la fatigue sans doute mais également plein d’excellents souvenirs.